Le dolmen des tablettes.

Vue sud du dolmen des tablettes à Cournon

Vue NE, vue NO, Panneau explicatif.

Joseph DESMARS le cite dans sont petit guide du voyageur REDON & SES ENVIRONS.

Il écrit en 1869 «  c’est au dessus de ce dernier village que se voit encore le beau dolmen décrit par Cayot –Delandre et connu sous le nom de Tablette de Cournon. Une fouille maladroite, il y a bientôt 50 ans donc vers 1820, a brisé une de ses tables ; mais il offre encore de l’intérêt par ses dimensions assez considérables (longueur 5 mètres , largeur 2,70 mètres , hauteur 1,5 m ), par le voisinage de quelques autres pierres qui semblent avoir formé avec lui un ensemble mégalithique, enfin par sa magnifique position.

Remarque : tout le monde n’est pas d’accord avec l’interprétation à Joseph DESMARS sur la fouille maladroite, en effet la pierre aurait été vue entière une dizaine d’années après la fouille.

Dans Préhistoire de la Bretagne , il est cité avec le Dolmen de la roche aux fées, comme lui il s’agit d’un dolmen de type angevin (Saumurois, avec celui de la Chapelle Caro ce sont les trois dolmens les plus à l’ouest de ce type) leur âge théorique dans la première moitié du  III ème millénaire A C, au néolithique. Il semble que ce type de dolmen ne soit pas développé plus à l’ouest, parce que les dolmens à couloir plus anciens continuaient à être utilisés comme monuments funéraires.

(Un autre dolmen, la maison des follets, ayant cette apparence angevine se trouve à Saint Gravé Morbihan, mais il s'agit d'un monument nettement plus petit, il ne mesure que 4 métres de long pour 2,5 métres de large.)

Probablement les rites étaient ils différents plus à l’ouest et dans la région d’Angers.

Comme on n’a retrouvé aucun reste humain dans ces dolmens on ne sait s’il s’agit de monument à usage funéraire ou de sanctuaires

Remarque: Je trouve qu'il faut beaucoup d'imagination pour considèrer que ces monuments sont du même type, la seule chose vraiment commune c'est l'usage de pierres massives comme pierres de couverture, les pierres dressées soutenant ce toit sont très différentes d'un monument à l'autre et seuls les tablettes et la roche aux fées ont un compartimentages de leur chambre principale.

En ce qui concerne la restauration et la consolidation du monument je n’ai trouvé aucune date, ni par qui cela a été réalisé.

Une théorie sur le dolmen liée au culte de la déesse mère, la déesse mère est la Terre elle même c’est elle qui donne naissance à tout ce qui est vivant. Naissance unique comme très souvent chez les humains, ou naissance multiple comme parfois chez les humains mais surtout chez les animaux, en ce sens le tumulus avec son menhir indicateur représenterait le sexe de la déesse Terre, le menhir indicateur près de l’entrée représenterait le clitoris, le couloir à l’intérieur du tumulus représenterait le vagin, les chambres l’utérus, donc plusieurs chambres pour une naissance multiple. En réalité il s’agit plutôt d’une renaissance, probablement les morts étaient placés dans le monument en vu d’une renaissance.

Ce culte de la déesse mère aurait perduré en Bretagne jusqu’à l’époque gauloise.

Cette hypothèse est renforcée par le fait que les couloirs de certains dolmens sont coudés, disposition du vagin par rapport à l’utérus chez la femme.

Au vu de cette théorie ce n’est pas aux propriétés du ciel qu’il faut lier ces monuments mais à celles de la Terre.

Probablement ce n’est pas non plus par hasard que l’enfer chrétien était terrestre, parce que la religion païenne représentait le mal.

Géologie

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