LE CALVAIRE DE GUEHENNO LE PLUS GRAND ET LE PLUS BEAU DU MORBIHAN

le calvaire du cimetière (1550), renversé en 1794 et restauré en 1853 par l'abbé Jacquot. Cette croix aurait été érigée en 1550 par un nommé Guillouic. En effet, on trouve sur

la corniche du socle l'inscription "J. Guillonic a faict ceste crouex de par les paroessiens. 1550" . Un autel, où est sculptée la descente aux enfers, est dominé par un socle où sont représentées les scènes de la prière au jardin des oliviers, de la flagellation, du couronnement d'èpines et de la mise au tombeau. Sur ce socle s'élève une triple croix (de 1550) : à  droite et à  gauche les deux larrons, sur la croix centrale, au sommet, le Christ avec la Vierge et saint Jean, en-dessous un personnage couronné et à demi-couché, plus bas encore une Vierge de Pitié. Au pied de la Croix, sur le socle, est représenté Jésus portant la Croix entre des soldats et sainte Véronique : aux angles sont les figures des quatre évangélistes. La mise au tombeau date de 1853 (époque de l'abbé Jacquot) et elle est composée de sept personnages en costume du XIXème siècle. La Résurrection, datée de 1853, s'affiche sur les deux socles du calvaire : on voit Jésus Christ ressuscité apparaissant aux saintes femmes. En 1855, est pavé le pourtour du calvaire ;

En 2005 après le nettoyage. Vu par son angle nord-ouest.

Vu en 2005 par son angle sud-ouest.

Vue le 7 mars 2015 10 ans après fortement envahi par les algues et les lichens noirs.

On remarque dans cette photo une très nette différence dans les granits du monument et en particulier les quatre statues des évangélistes et la colonne avec le coq placé en face du calvaire qui sont des statues ajoutées au XIXème siécle, au moment de la restauration en 1853 par l'abbé Jaquot. On peut penser que les pierres des deux étages de la mace sont aussi du monument du XVIème siècle, pour les statues supérieures au pied des trois croix on peut se poser la question de leur ancienneté, d'autant plus qu'elles cachent la pieta au pied de la croix principale, et le personnage principal du Christ portant la croix, cet étage paraît surchargé.

On peut imaginé que le calvaire du XVIème était beaucoup plus sobre, il n'y avait pas le coq sur la colonne, pas les quatre évangélistes, à l'étage supérieur il n'y avait que les trois croix avec la piéta au pied de la croix du Christ, peut être les 4 statues latérales du tétramorphe existaient elles.

Pour la mace elle était décorée de 4 frises celles qu'on y observe aujourd'hui. Peut être au lieu de la mise au tombeau il y avait une frise de la cène, qui est plus fréquente dans les autres calvaires.

Les 4 statues de part et d'autre de l'autel des prophètes, Jérémie, Isaïe, Daniel et Ezéchiel ont été ajoutées par l'abbé Jacqot au XIXème siècle. On remarque que le granit des statues du XIXème est très favorable au développement des algues vertes, par contre les lichens noirs se développent plus sur les parties en granit gris.

Nous remarquons sur ce détail, que comme nous l'indiquons au-dessus que le Christ portant la croix est complétement caché par le soldat à cheval au premier plan, de même la piéta figure importante de la plupart des grands calvaires, ne peut être vue que par les côtés. Derrière le cheval à droite Sainte Véronique arbore le linge ayant servi à essuyer le visage du Christ, l'empreinte de sa tête s'y est imprimée.

Au premier plan à gauche Saint Luc assis sur son taureau, à droite Saint Jean avec son aigle à ses pieds derrière Saint Marc assis sur son lion. à Gauche derrière Saint Matthieu assis regarde un enfant symbolisant l'homme.

Le personnage portant une couronne allongé de trois quarts est Jessé, un ancêtre du Christ, il est représenté en position endormie pour marquer que le personnage est mort et pour marquer la filiation humaine du Christ.

La mise au tombeau, on constate qu'il ne s'agit pas du même granit que les tableaux plus anciens qui sont plus gris. Cette sculpture est du XIXème siècle.

La résurrection Jésus apparaît au saintes femmes. un autre panneau provenant probablement de l'ancien calvaire.

L'ossuaire vu par son angle nord est on voit de dos les 5 personnages placé sur le dessus de la façade avant de l'ossuaire le plus grand personnage central debout face à l'arrière de la croix centrale est le Christ ressuscité. Façade nord de l'ossuaire on voit la frise du XVème siècle.

Façade est de la croix le personnage du Christ ressuscité lève la main. Les cranes au quatre angles symbolise la mort du Christ pour sauver le monde.

La veille du Christ, au jardin des Oliviers, Saint Pierre dort. Panneau en granite gris provenant de l'ancien calvaire.situé en façade sud.

La flagellation Tableau de la face est du calvaire. Granite gris un peu érodé. Provenant de l'ancien calvaire. du XVIème siècle.

Le christ aux outrages tableau de la face nord du calvaire, partie provenant probablement de l'ancien calvaire.

Tableau sculpté de la passion du christ du chemin de croix à la mise au tombeau. Ce tableau est situé façade nord de l'ossuaire. S'agit-il d'un tableau du XVIème siècle ou du XIXème au moment de la restauration du calvaire et de l'ossuaire? Cette frise est remarquable par sa taille, elle est dans le même esprit que celle de Kerbreudeur qui est du XV ème siècle, on remarque que pour créer le sol c'est le même procédé qui est utilisé, mais à la différence de Kerbreudeur ce sol se poursuit en cadre du tableau. Sur Internet j'ai trouvé une date qui propose le XVème siècle, ce qui correspond assez bien avec ma comparaison, avec la frise de Kerbreudeur. Kerbreudeur et Tronoen sont aussi des calvaires de ce siècle. On peut imaginer que cette frise était placée sur l'ancien calvaire, et vue sa grande longueur (entre 2 et 3 mètres elle devait être placée à l'arrière du calvaire, (si l'ancien calvaire de 1550 était de la même architecture que la reconstruction de l'abbé Jacquot)

On remarque que comme les calvaires de kerbreudeur et de Tronoen les décors sculptés anciens du calvaire de Guéhenno sont sous forme de frises, ici même sous forme de tableau clairement délémités, dans les calvaires plus récents les personnages des tableaux sont de plus en plus individualisés, mais les scènes sont représentés par groupe de personnages sculptés dans une seule pierre. On peut donc penser que la plupart des personnages de la plateforme supérieure sont du XIXème siècle, ajoutés par Jacquot.

Dans une des pièces de l'ossuaire construit en 1863 par Jacquot, le tombeau du Christ avec un gisant du Christ, cette sculpture est 1863 par le Vicaire de Jacquot Loumailler. Derrière 3 angelots veillent, au dessus un quatrième angelot à les ailes déployées et il tient un philactère sur lequel est inscrit CRAS RESURGET (demain il ressuscitera).

La croix du centre bourg de Guéhenno elle est située à une centaine de mètres de l'entrée du cimetière dans la même rue. Ci -dessus vu par sa face sud. On remarque que la croix est face au sud, de part et d'autre 2 personnages la vierge regarde vers l'ouest Saint Jean regarde vers l'est. A droite vu par sa face nord dans le fond on voit l'entrée du cimetière et la flèche du clocher de l'église.

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Cette croix est plus ancienne que le calvaire, elle est datée de 1523. A gauche détail de la façade sud, sur les deux bas de la croix deux anges en prière. A droite la façade nord de la croix La Vierge Marie ou peut-être Saint-Anne, le visage est celui d'une vieille personne, et plus grande que la vierge qu'on trouve à sa gauche, portant l'enfant Jésus. A l'époque on représentait la hiérarchie d'äge en représentant la plus âgée la plus grande et la plus jeune la plus petite.