LE TRIBUNALDE SAINT JUST EST IL UN CALENDRIER SOLAIRE ?

EXPERIENCE.

Un modèle réduit,

Figure 1 : les points rouges sont pour marquer les dates de gauche à droite, 1er janvier, 21 février, 13 mars, 17 mars, 19 mars, 1er avril, 3 avril, le 14 avril, le 19 avril, le 20 avril, le 23 mai, le 20 juin.

Principe : on place dans une plaque de bois une vis qui sert de gnomon au bord de la plaque on oriente le bord de la plaque suivant l’axe nord sud géographique. Et on oriente la plaque de sorte que l’ombre de la vis soit projetée au lever du soleil sur la plaque. Il faut que l’axe du gnomon soit au milieu de la plaque, décembre et juin sont symétriques par rapport à l’axe est ouest. L’expérience a commencé, en janvier et terminé fin juin. Au début je ne mettais qu’un seul point pour marquer la pointe de l’ombre mais à partir de février je faisais plusieurs points toutes les 5 minutes.

Mais tous les jours ils ne fait pas beau, et on ne peut pas marquer les levers de soleil. Il faut profiter de tous les jours où il est possible de repérer les ombres des levers. J’ai ainsi de très nombreux points le problème est de trouver de la place pour marquer les points, les dates et les heures. Ce qui donne ce fouillis apparent.

On repère l’ombre du gnomon chaque matin au lever du soleil. Et on marque plusieurs points pour suivre l’ombre à mesure que le soleil se lève. On constate que ces points sont alignés et l’ombre se raccourcit de l’ouest vers l’est. Du sud-ouest vers le nord-est et l’inclinaison est de plus en plus forte ici sur les mesures de février à juin. Ce qui est très logique puisque de décembre à juin le soleil s’élève dans le ciel, à midi en décembre au solstice d’hiver le soleil est au zénith sur le tropique du capricorne et c’est l’été austral, aux équinoxes de printemps et d’automne le soleil est au zénith à l’équateur, au soltice d’été le soleil est au zénith sur le tropique du cancer, c'est-à-dire que le soleil au zénith se déplace d’un angle apparent de 46° 52’, en réalité c’est la Terre qui se déplace sur son orbite autour du soleil.

Deuxième temps.

Après avoir recueilli les différents repères des ombres du gnomon du solstice d’hiver au solstice d’été au lever, on projette l’image des différentes pierres du tribunal en respectant les proportions.

C’est le plan du tribunal établi récemment par le Cérapar que j’ai utilisé pour ma projection.

J’ai placé la pierre la plus au sud au niveau de la ligne du 20 juin ou le soleil est proche de sa position le plus élever dans le ciel.

Figure 2 j’ai projeté à la même échelle l’arc des pierres du tribunal d’abord en plaçant la pierre la plus au nord de l’axe au niveau de l’ombre du premier janvier et la pierre 8 le plus près possible de l’arc. On constate alors que de nombreuses date coïncident avec des pierres et en particulier la pierre 8. Mais dans cette position de l’arc aucune pierre ne correspond au 21 juin.

Une erreur le 20 avril en jaune est en réalité, le 14 avril.

Figure 3 : ici j’ai remonté l’arc de pierre pour faire coïncider la pierre la plus au sud avec le 20 juin en rapprochant l’arc du gnomon. Mais en conservant la pierre 8 en contact avec l’arc mais par son bout ouest. On constate alors que les pierres correspondent au trajet de l’ombre du sud vers le nord. Le 20 juin, le 18 mai, le 17 avril, le 1er et le 3 avril, le 20 mars, le 15 mars, le 4 mars, le 21 et le 22 février. Le 1er janvier, la pierre la plus au nord correspond au 11 janvier, je ne comprenais pas pourquoi, je viens de réaliser que le lever du soleil est de plus en plus tard jusqu’au 3 janvier, et que l’ombre a été mesurée 10 min plus tard. Et le soleil ne se lève que 2 min plus tôt le 11 janvier. Peut-être aussi une erreur de mesure. Je remarque que de février à juin 5 pierres correspondent à une date autour du 20 du mois : 22 février, 20 mars, 17 avril, le 18 mai, le 20 juin. Je constate qu’il y a 6 pierres entre le 20 mars et le 25 avril, cette période correspond dans le calendrier chrétien à Pâques, ce qui amène à penser que s’il s’agit vraiment d’un calendrier, le dernier usage aurait été Chrétien, peut-être s’agissait-il d’un calendrier néolithique à l’origine mais les dates importantes ne devaient pas être les mêmes que les nôtres. Aussi pour l’adapter au calendrier moderne chrétien, les pierres qui étaient à l’origine toutes dressées ont été en partie couchées et probablement déplacées pour servir de repères pour les dates, importantes. Toutes les pierres qui sont restées dressées devaient probablement convenir dans le calendrier chrétien. Ainsi les pierres des 2 extrémités sont restés debout, parce qu’elles servaient déjà au néolithique pour repérer les solstices. Par contre la pierre qui marque les équinoxes est couchée.  

Conclusion : Si le tribunal de Saint-Just n’a pas été érigé pour être un calendrier solaire, il pouvait vu son orientation servir pour repérer des dates. Plus tard à l’ère chrétienne il a peut-être été aménagé en calendrier solaire, peut-être pour repérer les dates des fêtes religieuses. Mais personnellement vu les nombreuses coïncidences, de dates et de pierres, 9 sur les 15 et seulement pour le premier semestre.

En poursuivant l’expérience sur toute l’année sur le modèle réduit on trouverait probablement d’autres pierres qui coïncident.