Xpuhil ou Xpujil

Cette zone archéologique fut redécouverte à la fin de la décade 1930. Depuis alors il est connu comme Xpuhil, toponyme d'origine Maya yucathèque qui fait allusion au

type de végétation qui croissait autour de la réserve d'eau principale du site c'est une espèce de fraise appelée queue de chat.

Xpuhil constitue un bon représentant du style architectural connu comme Rio Bec, tradition à laquelle s'intègre non seulement pour sa localisation géographique, sinon pour les caractéristiques des édifices qui ici ont été construits.

Cette antique cité fût composée par 17 groupes de constructions qui obéissent à un patron d'établissement de type dispersé. Cela signifie qu'existent des groupes formés par des patios ouverts entourés par des édifices de caractère monumental, de même qu'ils étaient séparés entre eux et intégrés par des constructions de plus petites dimensions.

Les immeubles qui peuvent se visiter à Xpuhil aujourd'hui, Constitue les squelettes de ceux qui un jour furent de magnifiques exemples de l'architecture de ce type.

Tous étaient couverts par des crépis de stuc et peints de motifs colorés. Réunis avant dans certaines occasions présentaient de riches ornementations réalisées en stuc modelé.

Ainsi, dans Xpuhil pourront se voir ces édifices travaillés avec une bonne qualité de travaux de pierre  formant des mosaïques qui faisaient allusion à des formes nouvelles dans la décoration des structures, telles que les serpents vus de profils ou bien en forme de tableaux type damier (comme un jeu d'échec) élaborés en haut et bas relief L'époque de plein essor du site est daté dans les années 500 à 750 après JC. La fin ultime des périodes d'occupation remonte jusqu'à 1100 après JC.

Structure 1

Cette structure est également connue comme l'Edifice des trois Tours. Il constitue un exemple atypique du style Rio Bec par la présence de la troisième tours, ou tour centrale. Présentant une hauteur maximale de 18 m et son axe très long mesure 53 m , et est parfaitement orienté dans la direction Nord Sud. Il possède  12 chambres qui sont orientées selon leur distribution vers les quatre points cardinaux. Toutes les pièces avaient un toit voûté, c'est-à-dire fermées par un arc maya. La façade principale est orientée vers l'est, la direction la plus importante dans la cosmovision maya précolombienne. D'ici on peut voir les deux tours des extrémités (localisées au nord et au sud) et c'est de ce côté est qu'il y avait un ancien escalier d'accès.

L'édifice dans sa totalité fut érigé sur une ample plateforme, par laquelle construction profite d'une saillie rocheuse, ainsi s'adaptait la configuration du terrain aux nécessités existantes. Sur les extrémités nord et sud de cette dénivellation il y a d'autres chambres. Comme on peut l'observer, la tour la mieux conservée est la centrale, qui regarde l'ouest. Grâce à son état de conservation nous savons qu'elle, ainsi que ses compagnes, se composaient à

l'origine  de onze corps superposés. Chaque tour comme il est typique dans son style, était couronnée par un simulacre de temple. Sur l'ensemble de sa longueur existait un ample escalier de 6 m de large, de ce que les spécialistes ont dénommé faux escalier, ceci due au fait que les étroites dimensions de ses marches (espace où l'on pose le pied) ainsi que sa périlleuse verticalité que chacune accuse, rendant son ascension impossible. L'axe central des tours comporte en plus trois masques fantastiques distribués symétriquement, ils donnent l'impression visuelle du complexe, du temps où il devait fournir une riche information de caractère religieux aux usagés. Pendant l'exploration réalisée par les archéologues, dans chacune des tours latérales ils trouvèrent un couteau en silex blanc peint de rouge et de bleu. Un d'entre eux présentait muescas sur les côtés formant ainsi une pièce excentrique. Par sa localisation on pense qu'ils étaient placés comme offrandes de construction, coutume préhispanique qui correspondait au rituel spécifique quand se bâtissait un édifice important. Ces objets sont placés actuellement au musée régional de la ville Ide Campeche. Dans le secteur sud-est de la tour sud existe une entrée qui possède un escalier qui conduit à l'antichambre, des pièces de l'édifice qui flanquent les tours. Du côté sud de cette même tour, se situe l'entrée d'une chambre basse dans laquelle se trouvent deux espaces souterrains (chambre et antichambre). Celles ci furent construites pour des usages funéraires ou pour conserver les aliments ou autres type